Une fois descendu de l'avion, il faut obtenir un visa. Jusqu'à il y a quelques temps, il fallait un passeport, une lettre d'invitation et et 65$. A présent, il n'est plus nécessaire d'avoir de lettre d'invitation pour les ressortissants d'un certain nombre de pays (dont la France). En revanche, il faut maintenant remplir un questionnaire (combien de temps on reste, où va-t-on habiter, etc. Je ne connaissais pas l'adresse de la guesthouse, là où vivent les expatriés d'ACTED. J'ai donc mis l'adresse d'une dame près de moi :) ) et coller une photo d'identité. Evidemment, je n'avais pas de photo d'identité...

Il y avait environ cinquante personnes qui attendaient pour un visa devant moi, et une seule personne pour s'en occuper... Après 2h30 d'attente, je me présente, sans ma photo d'identité. Finalement, après discussion et l'intervention d'un type auprès des policiers qui demandera ensuite un pourboire, j'ai pu avoir mon visa à condition que je revienne le lendemain porter une photo d'identité. Encore un quart d'heure supplémentaire à l'aéroport pour expliquer au type que je ne lui donnerai pas de pourboire (il voulait 10$) parce que je n'avais jamais sollicité son aide, et je peux enfin quitter l'aéroport et rejoindre le conducteur d'ACTED qui m'attendait pour m'emmener à la guesthouse. Il est 6h20 du matin, le Soleil se lève.

Le Tadjikistan est le pays le plus pauvre de l'ex-URSS. Pourtant, la ville est bien moins pauvre que je ne l'avais imaginé. Apparemment, c'est dans la campagne que l'on se rend compte de cette pauvreté. Dans les rues, des policiers, à tous les carrefours. Que peuvent-ils bien faire à cette heure de la nuit ?

Après cinq minutes en voiture, j'arrive à la guesthouse. Il faut sonner pour que le garde ouvre la porte. Je suis crevé, il s'est écoulé 16h depuis mon départ à Paris, je peux enfin dormir.