Le réseau routier dans Douchanbe est assez spécial. Une longue avenue centrale, la "Rudaki", traverse la ville sur 5km. De part et d'autre de cette avenue, des routes poussiéreuses ou en mauvais état qui serpentent dans la ville, et dans lesquelles on se perd très vite. La Rudaki contraste avec ces routes secondaires : c'est une avenue dotée d'un chemin central bordé d'arbres pour les piétons d'une dizaine de mètres de large, et très bien entretenue. Les Champs Elysées de Douchanbe en quelque sorte.

Tous les 100 mètres, un duo de policiers, de jour comme de nuit, attendant au bord de la route (un peu comme des prostituées). Incroyable. Régulièrement, ils arrêtent un conducteur pour le contrôler. Ce dernier leur donne alors un billet pour être tranquille. Les policiers paient pour avoir leur place sur la Rudaki. Il faut donc rentabiliser en racketant les conducteurs. Ils sont tellement nombreux sur cette avenue que vous avez de bonne chance de vous faire arrêter si vous l'empruntez régulièrement. Mais les tadjiks ne s'en plaignent pas (en tout cas, je n'ai pas l'impression), c'est une pratique courante, d'autant plus que les policiers ne sont apparemment pas rémunérés (cette dernière info étant à confirmer).

En fait tout marche comme ça ici. Un français qui devait passer un examen pour pouvoir conduire (en plus du permis international) a pu se passer de cette formalité moyennant un pourboire.

Tant que j'y suis, un autre truc rigolo concernant la Rudaki : aux carrefours, il est interdit de tourner à gauche ! Il faut alors tourner à droite puis faire un demi-tour (ce qui, à mon avis, est bien plus dangereux), ou suivre un autre itinéraire pour arriver à destination !!